La forte concentration du pouvoir au sein de la branche exécutive au Nicaragua a permis au gouvernement du président Daniel Ortega de commettre en toute impunité des abus à l’encontre de personnes exprimant des opinions critiques. En avril 2018, la police, en coordination avec des groupes armés progouvernementaux, a brutalement réprimé des manifestations antigouvernementales. Des centaines de personnes ont été tuées, des milliers de personnes ont été blessées et de nombreux manifestants ont été arbitrairement arrêtés. Le gouvernement nicaraguayen a par la suite intensifié sa répression contre la société civile et contre les médias, et a retiré à plusieurs organisations internationales l’autorisation de surveiller la situation des droits humains dans le pays. Dans sa réponse à la pandémie de Covid-19, le gouvernement a omis de mettre en œuvre d’importantes mesures recommandées par des experts internationaux dans le domaine de la santé.

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